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Pseudo: tabeche mohamedCatégorie: Nature, environnementDescription:
Les activités aux Djudjura
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Vendredi 29 Août 2008
publié par tabeche mohamed publié dans : tabeche.m
Vendredi 29 Août 2008

La légende de la grotte du Macchabée du Djurdjura

Ou le trésor de KAROUN.

Sur la petite place du village d' « El Korn », dont la pointe s'avance, comme un éperon aigu entre la route de Michelet et de Beni Menguellet, Amokrane le Khodja assistait placide et muet, à l'éveil du jour.

Le ciel palissant s'auréolait de lueurs brillantes du côte d'Ait Hichem, et les cimes éloignés, émergeant des fonds obscurs de la nuit s’éclairaient des premières flèches du soleil. Partout les villages allongés sur les crêtes élevées, offraient à la caresse naissante de la chaude lumière du jour, les masses blanches et rouges de leurs maisons pressées et resserrées. Des gourbis d’El Korn, aux odeurs d'étable, commençaient à sortir avec de plaintifs beuglements, les petits bœufs adroits du Djurdjura, les chèvres mutines, passives et bêlantes, sous la conduite de jeunes bergers, de fillettes impubères et de vieilles femmes rabougries.

Dans ses mains habiles à mouler les caractères arabes avec le qualam de roseau, Amokrane laissait glisser, d'un mouvement rythmique, les perles chantantes de son chapelet. De son observatoire, son œil pouvait suivre les milles mouvements de la vie renaissante ; mais il paraissait indifférent à la beauté de l'heure qu'au calme serein de la nature. Pourtant, une silhouette surgissant à l'entrée du village lui fait dresser la tête.

 

 - Que le salut soit sur toi, lui cria un étranger de passage. C'était un homme jeune, vêtu à la façon des Tolbas marocains la face émaciée et pâle.

Un silence s’établit. Le Taleb s'approcha d' Amokrane, s’assit avec des gestes mesurés et reprit les salutations d'usage. Puis sans transitions.

- Connais-tu ô frère, la grotte de l'Azrou n'Tidjer ?

- Ne parles pas ainsi, ô étranger, s'empressa de répondre le Kabyle en regardant instinctivement et furtivement autour de lui.

- Prends garde de mécontenter le génie qui s'y trouve, il pour­rait t’arriver malheur comme à celui qui dort dans le trou du mort depuis si longtemps, qu'aucun de nos ancêtre, parmi les plus reculés n’a pu l'identifier,

- Tu connais donc la grotte ?

- Oui, mon père le Khodja et mon regretté grand-père, qu'Allah l’admette en sa miséricorde, m’ont souvent raconté qu'un immense trésor y est caché. Mais aucun homme n’a pu le découvrir. Qui oserait d'ailleurs, braver le génie qui le garde.

- Moi, répondit le Marocain, avec une flamme dans le regard. Je possède, ajouta-t-il à demi voix en se penchant vers son interlocuteur, un manuscrit d'un grand marabout de mon pays. Le chemin du trésor y est indiqué tout au long, et j'ai reçu de lui l'incantation favorable. D'un ton confidentiel, il se mit à réciter en montrant prudemment, sans le déplier, un papier jauni qu'il avait retiré de sa djebira de cuir.

"Un endroit dans la montagne d'Aourir Ouzemmour. Quand vous ar­riverez à Aourir Ouzemmour, demandez le lieu appelé Mekil El Mays. Cherchez. Vous trouverez une grotte dont l'entrée est situé du côté Nord. C'est une grotte. Entrez y et marchez un bon moment. Vous trouverez un marché sous forme de gens. Marchez encore un moment vous trouverez un mort. Marchez un autre moment vous trouverez un puit dans lequel il y a des escaliers naturels. Descendez dans ce puit, vous trouverez une petite ouverture pas­sez par cette porte, vous trouverez une forme de chèvre, marchez plus loin, vous trouverez du brouillard blanc, Avancez encore, vous trouverez des roseaux balancés par le vent. Marchez toujours et vous trouverez un arbre au pied duquel il y a des tas d'argent et d'or, des tas nombreux, de quoi charger mille chameaux. Tout cela est le trésor de Karoun,"

-Ah ! Si je trouve seulement un compagnon au coeur ferme et résolu pour m'accompagner, ajouta l'étranger avec un soupir. N'en connais-tu aucun, ô fils de Kabylie ? Un silence pesa entre les deux hommes.

-         J'irai moi même, ô mon frère, murmura Amokrane. Sois ton hôte aujourd'hui et demain, à la pointe du jour, je te guiderai, s'il plait à dieu, vers la grotte d'Aourir Ouzemour.

L'aurore du lendemain trouva le Marocain et le Kabyle au pied de la muraille verticale et nue de I'Azrou n'Tidjer. De leur pas souples, vigoureux et sûr ils abordèrent la paroi rocheuse par un sentier dissimulé, capricieux et dangereux; plutôt fait pour des chèvres que pour des hommes.

Le sang battait dans leurs artères gonflées et la sueur inondait leurs fronts lorsqu'ils arrivèrent à l'entrée de la grotte. Ils n'accordèrent aucun regard à l'original et délicat lampadaire que forme un figuier sauvage poussé la tête en bas dans les (anfractuosités) de la roche ; mais ils ne purent retenir les frissons de crainte superstitieuse en franchissant le porche d'entrée qui se renferme, dit-on, sur les audacieux qui osent disputer au Génie la possession du trésor et profaner le silence ténébreux de sa demeure. Le Marocain avait prit soin en pénétrant de prononcer d'une voix troublée, la formule magique. Ils frissonnèrent encore en passant près du large puits obscur, ou la lumière d'une lanterne se perd dans d'inquiétudes profondeurs, tandis que se répercutaient le plus en bas, les échos lointains des pierres projetées. Puis, ils franchirent le labyrinthe, passage difficile et tortueux entre des pierres énormes et chancelantes. Et voici qu'à la lueur de leurs torches vacillantes, ils arrivèrent au marché de la grande salle peuplée de stalagmites en forte de gens accroupis, capuchons rabattus. Quelques mètres plus loin encore et la lumière du jour pénétrant par une lucarne naturelle les avertit qu'ils étaient arrivés à l'extrémité de la grotte,

Une émotion les saisit. Là, se trouvait le mort et aussi le puits au trésor fabuleux ! De la lucarne, les rayons lumineux apportaient dans la caverne une blanche et diffuse clarté, un cône d'éboulis partant de l'ouverture, venait mourir en s'évasant dans la salle. De petits cailloux aux teintes délicates, polis et ronds, jonchaient le sol. A gauche, dans une sorte de niche au seuil surélevé, se devinait le fameux puits. A droite, le plafond s'abaissait jusqu'au raz du sol. En se couchant, les deux hommes aperçurent un caillou plus grand que les autres, c’est le crâne poli du cadavre. Couché sur le dos, la face retournée vers la droite, il semblait continuer un sommeil séculaire. Près de lui, les vestiges d’un foyer, des pierres noircies, des cendres et quelques tisons éteints.

-C'est là, murmura le Marocain, aide moi à allumer le feu. Ils s'avancèrent sous la voûte basse, remplacèrent les tisons de l'ancien foyer, ajoutèrent du bois qu'ils avaient apporté et bientôt s'élancèrent des flammes dont les lueurs animèrent sur les parois rocheuses des formes fantastiques. Les deux hôtes chancelaient au moindre bruit répercutait par les recoins de la grotte. Le Marocain s'approcha du cadavre momifié, de son boussâdi tranchant, il découpa craintivement, sur le haut de la cuisse droite, à la limite du bas-ventre, à l'endroit où d'autres avant lui avaient déjà découpé, avec leurs mains profanatrices, un lambeau de peau élastique et souple. « Au nom de Dieu », dit-il. Dans le ventre une matière rouge, pareil à de l’agile, remplaçait les entrailles, sous l’action du couteau, quelques parcelles se détachèrent sur le sol. Impressionné, le Marocain recula en heurtant le bras droit de la momie...Une sueur glacée l'inonda. Son compagnon, le Khodja Kabyle baigné de lueurs du foyer avait un aspect spectral et livide.

-Haltes-toi, ô mon frère, murmura t-il au Marocain. Celui-ci s'accroupit devant le feu. De la pointe de son couteau, il déposa sur les tisons embrasés le morceau de peau en prononçant les formules Maraboutiques.

Des flammes pétillement et une fumée floconneuse s'envolèrent vers la voûte. D’une voix lugubre, le Marocain répéta les mots magiques qui s'amplifièrent. Puis le silence envahit de nouveau l'antre du cadavre...

Immobiles et anxieux, les deux hommes attendirent le Génie du Dieu, le guide unique et seul initié, qui devait, plus loin que le brouillard blanc, plus loin que les roseaux balancés par le vent les conduire aux tas nombreux d'or et d'argent, au trésor de Karoun..... Que mille chameaux chargeraient pour eux.

Il doit être dans le puits, souffla le Marocain d'une voix étouffée... Allons-y... D'un effort, ils se levèrent... Le puits s'ouvrait dans la niche gauche et gardait, dans ses ténèbres, l'impénétrable mystère de son trésor.... Une pierre détachée du bord, rebondi sur la paroi et toucha le fond... l’écho, divin sonna joyeusement aux oreilles des deux compagnons. Le trésor ! Y’a Allah ! Et leurs visages s'épanouirent. Descendons. Mais des profondeurs du puits, voilà qu'un bruit étrange et puissant s'élève, s'enfle et roule comme un tonnerre, pareil au froufrou de milliers d'ailes, à l'entrechoc, bourdonnant de battements rapides et multiples... Le bruit monte, formidable et terrible; un souffle violent frappe au visage les deux imprudents qui entrevoient terrifiés, une forme sombre et velue s'élève avec un bruit infernal... Le génie ! Le génie ! S'écrièrent-ils en fuyant épouvantés... .

 FIN  

  NB :    Document de 1923 d’origine inconnue, quelque peu modifié et corrigé par : Toumert abbas et      

            Tabeche  mohamed                                                                                                                    

 

 

 

 

 

 

     

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

publié par tabeche mohamed publié dans : tabeche.m
Samedi 06 Octobre 2007

Le Djurdjura est un massif montagneux qui s'étend de l'Est à l'Ouest en rempart naturel sépare les deux Kabylies sur cinquante kilomètres de longueur et de un à quatre kilomètres de large. Les Romains l'appelèrent « Montus ferratus : la montagne de fer » sans doute à cause de sa couleur bleue métallique que la montagne présente en certaines périodes de l'année. Les Kabyles l'appellent « Djerdjer » du mot berbère « Njer : tailler » (c'est une supposition). Cette majestueuse petite chaîne montagne fait la fierté surtout des kabyles agglutinés sur les nombreuses collines au tour, dans plus de deux mille sept cents villages, d'où tous peuvent voir la totalité ou une partie des nombreuses cimes dont la plus élevée est Lalla Khadîdja qui culmine à 2308 mètres d'altitude. La montagne du Djurdjura est pour nous un lieu mystérieux propice aux légendes et aventures fantastiques, sa fréquentation ou son exploration étaient réservées d'abord aux habitants immédiats qui en tirent leur subsistance, connaissent et maîtrisent les nombreux dangers, puis aux autres, voyageurs intrépides ou redresseurs de tords comme disait notre ami MULER Mustapha, qu'il repose en paix, en s'adressant à un groupe de randonneurs « vous devez protéger cette montagne, car elle vous a protégée, elle pourrait encore redresser les tords ». Beaucoup de kabyles sont morts en voulant l’explorer et plusieurs récits dramatiques de ceux qui ont tenté de défier « Tizi » le col, le plus célèbre c'est le cadavre de Ighar temdhinte « la grotte du macchabée » je parlerai une autre fois.

 Le Djurdjura n'est pas l'Himalaya, nous avons décidé de faire une randonnée en hiver, sans doute par ce que nous nous sommes lassés après des dizaines de randonnées effectuées durant les étés. Mohamed Ameziene, Lhoucine, Raveh, Mokrane et moi Mohamed avons décidé, six mois à l'avance, de partir le 11 janvier 1991 en souhaitant un temps le plus hivernal possible et de faire cette randonnée avec le minimum de moyens. Une semaine avant le jour « j » nous avons dressé la liste du matériel collectif et individuel, l'itinéraire et les horaires.  La veille : dernière vérification du matériel ….C’est bon. 

 

 

 

 

À quatorze heures après avoir embarqué notre matériel dans un véhicule de location nous avons pris la direction de la montagne située à une dizaine de kilomètres de Beni-Yenni, au lieu dit Tirkabine. Nous commençons notre petit périple, chargés de nos sacs à dos, chaussés de bottes en plastique. Nous empruntons cette route par le versant sud-est en direction de Tizi Nkouilal distant de quatre kilomètres

environ. Nous nous enfoncions parfois d'un mètre à chacun de nos pas et nos bottes se remplissaient de neige car celle-ci était ramollie par un soleil de plomb. Nous avons décidé de nous arrêter et d'y passer la nuit au refuge de Tizi Nkouilal dans Tabbourt Tamellelt à 1700 mètres d'altitude, ce lieu est entretenu par les gardes forestiers du parc national du Djurdjura. Après avoir séché nos chaussettes et pris le dîner, place aux plaisanteries et aux histoires avant de dormir sur des matelas. Laissez-moi vous conter une de ces histoires :

« Apres  un séjour de plus de 6 mois à l'Est du pays, un commerçant flanqué de son âne est sur le chemin de retour vers son village (Ath Allaoua) pour voir sa famille. A son arrivée son frère prendra le chemin inverse pour 6 mois d'émigration à son tour, mais avant, il lui faut traverser Azrou Madene à plus de 1800 mètres d'altitude. Après avoir usé de l'hospitalité légendaire des villageois du versant sud, échangé les nouvelles, il quitte ses hôtes du village Ighzer dès que le jour commence à poindre, non sans appréhension à cause de la neige abondante en cette saison et du ciel menaçant de cette journée. La traversée ne peut durer plus de deux jours même avec les conditions les plus rudes, semblait-il dire à voix basse à son fidèle compagnon. A mesure qu'ils gravissent, ils s'enfoncent de plus en plus dans la neige Il enroule et attache des sacs de jute aux pattes de l'âne et à ses pieds et atteint ainsi la crête sans trop peiner. Il ne retrouve pas ses repères habituels et le plus inquiétant est la tempête de neige qui jamais n'a été aussi forte. Il dévale la pente sous plus de trois mètres de neige avec une visibilité nulle… la poudreuse tourbillonne, il n 'y a plus de haut, ni de bas, pas de Nord, ni de Sud, est-ce un rêve ou la réalité ? C’est sûrement la fin se dit-il, et sa vie commence à défiler devant lui à toute vitesse, pour empêcher ces pensées macabres l'envahir il se met à encourager à haute voix son compagnon d'infortune comme si c'était un humain, sa propre voix le rassure : ils sont toujours en vie, ils ne sont pas tombés dans un ravin ou emportés par une avalanche.  Dans un désespoir total, ils continuent de marcher, peut-être de nager ou de voler, il ne sait plus très bien, il se débat quand soudain…le noir. Immobile dans un silence effrayant, il perçoit la buée et entend la respiration de son âne, il réalise peu à peu qu'ils sont vivants dans une grotte. Celle-ci  est habitée par des singes, curieusement aucun  n'est effrayé, sans doute ont-ils conscience que le danger ne vient pas des intrus mais de la menace extérieure. Il choisit pour lui et son âne un petit coin le plus en retrait possible pour ne pas les déranger La tempête dura approximativement plus de 10 jours à chaque repas l'homme récupère une poigne de figues sèches et de glands, que les singes déposent intentionnellement sur un rocher. Une fois le temps dégagé, l'homme retrouve ses repères et rentre chez les siens, il raconte son aventure à tout le village et depuis ce jour, à chaque début d'hiver il chargea sur le dos de son âne un sac de figues et un sac de glands qu 'il dépose à l'entrée de la grotte des singes »

Nous sommes bien reposés et acclimatés pour entreprendre la suite de notre périple, direction Aswel. De Adrar Timesouin Jusqu'à la Main du juif, c'est vraiment une promenade. Un soleil radieux a d'abord pointé ses premiers rayons sur Lalla Khedidja, on découvre des vues extraordinaires qui semblent sortir des images de calendrier. A partir du belvédère de la Main du Juif, la route qui fait face à Azrou Thaletat ne reçoit pas beaucoup de soleil, elle a totalement disparu sous deux à trois mètres de neige dure comme du roc. La température de ce coté de la montagne est négative et nos bottes glissent. Nous nous sommes attachés les uns aux autres pour éviter des accidents. La caméra entre mes mains, je ne voulais pas rater une seule miette des difficultés de la progression et de la beauté du paysage. Je me débarrasse imprudemment de mon amarrage qui me fausse le champ de visée. Alors que je tente de me déplacer légèrement sur la glace pour prendre un autre plan, je chute et commence à glisser d'abord doucement, Rabah saute sur moi et réussit à m'agripper pendant que le troisième de cordée, Moh Améziene trouve vite un point d'appui pour nous retenir et ne pas être entraîné lui-même. Dans ce cafouillage frénétique, Rabah oublie qu'il est encordé ou peut être pense-t-il que nous dévalons tous, alors il lâche prise. Ma descente devient vertigineuse, le sac à dos passe au-dessus de ma tête, le ravin se trouve à une cinquantaine de mètres, je vois flou je pense avoir reçu un coup sur la tête durant la chute mais en fait ce sont mes lunettes qui sont tombées. En position assise, je chute plus vite encore, je tente de m'agripper avec mes ongles, je ne sens plus mes doigts. Je vois la fin arrivée rapidement et pourtant je pensais à tellement de choses que ces secondes m'ont parues des heures, je me disais que c'est une mort idiote. Soudain miracle je m'arrête net devant le précipice et là je commence à entendre les voix de mes camarades qui me demandent comment ça va, je me retourne et remarque des objets flous qui glissent dans ma trajectoire : la caméra, les lunettes et tous les objets qui étaient dans le sac à dos, je les récupère un à un, ainsi que ma pipe. Ah ! Me dis-je « aujourd'hui j'ai presque cassé ma pipe !!! »

 

 

 

 

 

Plus de peur que de mal nous continuions beaucoup plus prudemment vers le Boussouil. Sur le chemin les singes ont laissé des traces sous forme de déjections, nous étions étonnés qu'ils aient consommé des figues sèches à cette période de l'année. (Suite 9)  Arrivés au sommet, on domine toute la cuvette du Boussouil on surprend le soleil se faufiler derrière les cimes altières pour se noyer timidement à l’horizon ce qui rajoute à cette plaine un sentiment de solitude comme nous lui avons jamais connu, même pendants les nuits d’été orageuses. Pourtant bien familier de ce lieu, il nous parait inconnu. Nous étions heureux d’être là pour vivre une nouvelle expérience dans un isolement total à 1740 mètres d’altitude et à moins  cinq degrés centigrade. Curieuses ou agacées pour avoir troublé leurs quiétudes des corneilles noires tournoient en formation au dessus de nos têtes et les échos de leurs ensorceleuses grisailleries de « tchaar-tchaars » s’estompent progressivement avec les dernières lueurs du jour. Une fois la tente igloo dressée sur la glace, bien serrés au tour du réchaud de camping, on fait honneur à « Tachebat » au lait qu’on arrache littéralement au feu à cause du gel. Il n’est pas question de faire la vaisselle, tout est verglacé même la source permanente au centre de la dépression est inaccessible. Il est très dangereux de s’éloigner du camp, on est au bord d’un entonnoir, un simple déséquilibre et c’est une inexorable glissade qui conduit directement à 200 mètres de là vers le gouffre de 740 mètres de profondeur. Durant la nuit les chacals ne cessent de roder autour de notre camp en quête de nourriture fouillant même sous la doublure de la tente. Nous étions un peu inquiet au début, car on ne peut savoir jusqu’où pouvait aller leur audace. Au matin, comme à chaque fois, c’est toujours Mohamed Ameziene qui se lève le premier pour nous préparer le petit déjeuner. Pour nous réveiller, il tape sur la casserole. Je n’ai pas fermé l’œil de la nuit, perturbé par l’isolement, le froid, les chacals et l’événement de la veille.

publié par tabeche mohamed publié dans : tabeche.m
Vendredi 05 Octobre 2007
 

Secours au Djurdjura

 

 

            Ce vendredi 18 novembre 1988, deux jeunes randonneurs sont bloqués en montagne à Tala Guilef Djurdjura soit, depuis plus de vingt quatre heures, surpris par  une averse de pluie froide d’automne en empruntant un itinéraire  qui leur semblait être une traversée facile pour devancer leur groupe qu’ils avaient quitté en amont. Arrosés par des trombes d’eau, affolés, affaiblis et non équipés,  ils ne peuvent ni avancer ni reculer et se trouve ainsi bloqués au dessus du vide.

             L'information nous est parvenue tard dans la soirée du samedi à vingt heures vingt cinq à Beni-Yenni à l’arrivée du Chef de Service de la Jeunesse et des Sports accompagné par le Capitaine de la Protection Civile de  la Wilaya de Tizi-Ouzou. Ces derniers étaient dépêchés pour demander assistance aux jeunes spéléologues de Beni-Yenni, dernière chance de ces infortunés aventuriers après de vaines tentatives des équipes de secours. Le premier contacté était bien sûr le Directeur de la Maison de Jeunes de Beni-Yenni, qui prend tout de suite contact avec les autres membres du SCAY (Spéléologie Club Ath Yenni), Kamal est chargé d'informer le Président du Club Mohamed, ce dernier demande qu’on avise les membres les plus actifs de prendre rendez vous avec les volontaires au siège du club,  Chabane s’est déjà occupé de la logistique, préparation du matériel et équipements nécessaires. Après le regroupement où nous nous sommes félicités de la rapidité avec laquelle nous avons réagi à cet appel de détresse, sachant que beaucoup d’entre nous étaient déjà au lit au moment de l’alerte. Nous avons pris tous nos équipements et les cordes et nous nous sommes entassés dans le véhicule de la Protection Civile pour prendre le départ à 21 h 15 à destination de Tala Guilef, après avoir accepté les risques encourus. En cours de route et pendant toute la durée du trajet, nous avons suivi avec attention les appels radio des équipes de pompiers qui tentent désespérément d’atteindre les victimes, ces renseignements très utiles nous serviront pour préparer rapidement notre intervention qui comporte beaucoup d’incertitudes. Pour plus d’assurance, après avoir bouclé près d’une quarantaine de kilomètres Mohamed, Président du Club, désigné avant le départ chef de mission, obtient par radio le bulletin météorologique pour cette nuit et la journée du Dimanche 20 novembre. Peu de temps après, la station météorologique de Dar-El-Beida (ex maison blanche Alger) annonce « ciel dégagé, aucune averse de pluie ou de neige  prévue pour la nuit du 19 et la journée du 20/11/88 ». C’est un grand soulagement  pour toute l'équipe car, face à une situation inédite le mauvais temps compliquerait dangereusement le déroulement des opérations et réduirait les chances de survie de ces malheureux, probablement en hypothermie, bloqués la haut depuis plus de vingt quatre heures. Le véhicule 4x4 avale du terrain, à vingt trois heures nous arrivons à un endroit où nous devons continuer à pieds.                                                                                    

 

 

 

 

 La marche d'approche est importante et nous n'avons pas prévu de sacs à dos pour cela, mais des kits, des sacs étanches pour transport des cordes et de matériel de spéléologie ou d’alpinisme en forme de sac marin lourd, peu pratiques pour la marche. Après une heure de marche pénible, essoufflés, nous sommes arrivés sur une plate-forme qui surplombe plusieurs ravins dont l'un d'eux emprisonne les malheureux. Entre les cèdres, plusieurs fois centenaires, nous avons trouvé une équipe éparse de volontaires et d’agents le la Protection Civile, dans le désarroi le plus total, les uns pour la situation critique de leurs deux camarades dans l’inconnu d’une seconde nuit angoissante, les autres devant l’impuissance. C’est une situation pénible  pour tous, désorientés, épuisés notre arrivée semble quelque peu les soulager même si notre nonchalance et notre allure débraillée dues à la hâte des préparatifs pouvaient faire douter. Sans difficultés nous avons pris immédiatement la direction des opérations de secours, sans doute sur ordres donnés par l’officier supérieur avec qui on a voyagé. On nous fournit tous les renseignements utiles, les jeunes pompiers étaient admiratifs devant ces civils anonymes qui semblent venir d’une lointaine contrée. Habituellement dès leur arrivée à l’endroit d’un drame, le public est écarté, cette fois c’est le contraire. Les appels entendus dans leurs talkies-walkies semblent indiquer qu’une équipe est très proche des victimes, en réalité il n’en est rien et leurs appareils de téléphonie sont hors d’usage. On est largués là, coupé du reste du monde avec tous ces braves gens qui comptent sur nous, on doit absolument faire face et être à la hauteur.

               Nous sommes confiés à deux guides qui prétendent nous conduire juste au dessus du couple. Nous dévalons un des ravins à travers des cèdres pour aboutir sur des pentes rocailleuses très abruptes pour arriver finalement au bout de presque quatre heures de marche dans une vallée animée par les appels, les lumières des torches et surtout des feux de camps des volontaires et de curieux. Nous avons compris que nos guides se sont   trompés de chemin et nous nous retrouvons à trois ou quatre cents mètres au dessous des victimes bien vivantes pour avoir entendu des cris de désespoir déchirant qui vous fait dresser les cheveux sur la tête, des supplications effroyables de gens en agonie que jamais nous n’avons entendus et ne souhaitons pas aux gens normaux de les entendre. II est trois heures quarante cinq  du matin, la lune nous a trahi en passant derrière la montagne, nos torches ont faibli et impossible de rebrousser chemin pour tenter d'atteindre le couple par une voie plus en hauteur, le temps presse et il nous faut préserver le peu d'énergie qui nous reste. Nous rejoignons donc le poste le plus proche situé au bas de la falaise au plus prêt des victimes. De là nous entendons nettement leurs appels de désespoir et nous prodiguons quelque conseils utiles et des encouragements en feignant une désinvolture pour ne pas montrer notre profonde émotion. La nouvelle ayant fait tâche d'huile, de nombreux volontaires autour du feu étaient là depuis la veille. Nous faisons équipe avec eux jusqu'au lever du jour. Nous avons quand même pu recueillir d’autres renseignements sur la situation des malheureux, au détour d’une conversation les villageois nous ont appris qu'il y a environ une vingtaine de jours, un jeune homme de 26 ans a fait une chute mortelle d’une falaise.

 Cette nouvelle ne fait que renforcer le sentiment macabre qui plane dans cette contrée. Dès les premières lueurs du jour, nous percevons les deux silhouettes à trois ou quatre cents mètres au dessus de nous, une d’elles tente de communiquer  en faisant des gestes de la main, et d’ajouter avec une voix très éprouvée à peine audible « vite on en peut plus » durant la nuit on a annoncé notre arrivée. Pour les rassurer, on leur a dit que nous étions des spéléologues formés au secours en montagne et que l’obstacle qui nous sépare est pour nous un jeu d’enfants et que dès les premières lueurs du jour nous serons à leurs cotés. Cela les a peut-être rassurés mais pas nous, on ne maîtrisait pas très bien les techniques de l’alpinisme.

      Après avoir enfilés leurs équipements, Elyes d'abord avec 48 mètres de corde puis Lounnas avec un kit sur son dos, commencent l'ascension par le côté qui leur paraissait facile à escalader. Mohamed les suit derrière avec comme seul équipement un casque qu'il céda finalement à Lounnas. L'escalade se fait à mains nues et sans matériel adéquat ce qui est difficile et particulièrement dangereux mais, deux vies humaines sont en jeux. Il faut absolument continuer en évaluant les risques . A un endroit particulièrement difficile, à mi chemin, Lounnas a quelques difficultés pour avancer Mohamed observe la situation avec une grande inquiétude. II est sept heures du matin le soleil commence à se lever il nous jette alors ses rayons au dessus des proches sommets. Plus aucun bruit ni appel ne provient des victimes, sont elles confiantes par l’action engagée ou n’ont elles pas résistées ?

             Kamal et Chabane se sont chargés par contre d'orienter Lounnas et de se préparer ainsi à toute intervention. Lounas, avec son sac au poids imposant a fait la moitié du chemin. Mohamed, s'engage une fois encore par le coté droit en fait le plus abrupt. La roche étant plus rugueuse, les prises sont plus rassurantes, ce qui lui permet d'évoluer  avec aisance pour se retrouver. Au bout de dix minutes environ, il est au dessus de Lounnas qui semble dans une situation délicate. Mohamed redescend une fois de plus de quelques mètres pour diriger les pas de son compagnon, cinq mètres de vide environ les sépare l'un de l'autre. A cet endroit, il est vraiment impossible pour les deux de rebrousser chemin. La seule alternative de continuer car même devant une grande difficulté, il est plus aisé de monter. Franchement, nous ne sommes pas certain de pouvoir réussir cette action sans  problèmes car nous n'étions pas entraînés pour ce genre de situations et même de bons alpinistes auraient du mal pour escalader cette paroi. Arrivés à un endroit où la roche est instable Lounnas est immobilisé, les petites roches sur lesquelles est posé la pointe de sa chaussure se détache. Il appelle Mohamed, oui redescend en biais sur la partie la moins abrupte 7 mètres plus bas que son compagnon en difficulté. Chabane et Kamal ont observé la situation d’en bas, dans l’affolement Kamal entame à son tour l’escalade pour venir à la rescousse, il est stoppé net par Mohamed avec seulement des gestes et de petits cailloux lancés sur lui pour ne pas affoler d’avantage Lounnas, qui ne tarde pas à annoncer d’un air grave. 

                                                          

 - Mohamed. Je crois que je suis bloqué. 

- Essaie encore calmement ! Rétorque Mohamed décontracté ou qui veut le paraître en retirant  sa pipe et sa bourse d’un mouvement très lent, il en bourre une et tire une grande bouffée sans quitter des Lounnas yeux. Ces gestes n’ont pas leur place en ces circonstances et en cet endroit, ils servent à rassurer les camarades et les nombreux observateurs en contrebas dans la vallée pour leur faire croire que ce qui se passe est une « promenade » pour nous et éviter ainsi l’affolement  et les cris ou simplement les bruits qui risquent de compliquer la situation. 

 

-Je suis bien calme, mais je n'arrive pas à avancer ! Repris Lounnas.

 -As-tu le vertige?

 -Non pas du tout!

 -Es-tu fatigué?

 -Un petit peu.

 -Bon. Peux-tu te débarrasser de ton sac?

 -Je ne crois pas. Je vais essayer.

 -Alors essaie de le balancer.

 Lounnas hésite un moment, car le sac contient des choses très importantes : trousse médicale,  biscuits énergétiques, cordes de spéléologie etc. Il n'avait d'autres choix que de le laisser choir. Mohamed visiblement très éprouvé assis sur une petite plate forme, les yeux fermées en tenant sa tête, il perçoit un bruit sourd de « sac » buté sur les parois en chute libre tous son corps est envahi par des frissons et des sueurs froides, il ne peut ouvrir ses yeux pour savoir qui chute, il est difficile de ne pas imaginer que c’est le bruit de la chute de l'un de nous. Il se dit à lui-même que si Lounnas s’en sort indemne on doit prendre la prudente et égoïste décision d’annuler cette mission.  A cet instant Lounnas annonce qu’il est soulagé et  continue l'ascension. Juste le temps de reprendre nos esprits Elyes annonce à son tour: « Je suis arrivé, ils sont vivants » tous les gens en contre bas, des centaines de personnes applaudissent en criant « Bravo », nous avons reçu alors une bonne décharge d’adrénaline qui nous a donné de nouveau l’espoir et de l’énergie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                      

 

 

 

Elyes infirmier formation, a déjà commencé les premiers soins, mouvements de réchauffement par friction il les a trouvés mouillés et gelés jusqu'aux os et l’un d'eux était d'ailleurs allongé, ne pouvant faire le moindre geste. On leur remonte surtout le moral car la veille, désespérés, ils ont pensé en finir en se jetant dans le cours d'eau du ruisseau que la pluie a alimenté durant. Après les soins prodigués par l'équipe, il faut penser maintenant évacuer les lieux avec deux personnes qui ne peuvent fournir qu'un maigre effort. Pour cela, nous ne pouvons envisager de descendre par le chemin que nous avons emprunté, bien que cela serait beaucoup plus facile pour nous: malheureusement nous ne possédons aucun élément, minuscule mais indispensable pour la spéléologie : les chevilles auto perforeuses pour la roche. De cet endroit, l'opération de sauvetage aurait duré que deux heures à peine. La décision est prise, le dégagement doit se faire vers le haut, Mohamed a déjà grimpé pour repérer les amarrages naturels.

                                                         

 

 

 

Le plan de dégagement consiste à tracter directement par corde les victimes l’une après l’autre, deux autres cordes seront amarrées (amarrage naturel) qui serviront aux spéléologues pour accompagner les victimes (Voir plan). Une nombreuse foule éparpillée dans la vallée suivait tous nos mouvements avec émotion ainsi que  toutes les autorités de la wilaya de Tizi-Ouzou. Chabane et Kamal restés en bas expliquaient nos intentions et nos plans, leurs appels nous arrivent difficilement à cause de l'éloignement et des échos. Le plan de dégagement consiste au tractage des victimes tour à tour les premiers 15 mètres nous ont pris presque deux heures, en mettant en pratique ce que nous appris durant plusieurs Week-ends  par nos amis Bernard et Josiane LIPS*  c’est alors que, miracle deux alpinistes Polonais nous rejoignent. Un Club de dix alpinistes Polonais de Gdansk est à Beni-Yenni dans le cadre d'un échange technique avec notre club, ils ont été informés dans la matinée et deux d'entre eux se sont portés volontaires pour nous rejoindre.

  A quelques mètres au dessous de nous, le premier de cordée apparaît, c'est César, suivi de Michel, de bons alpinistes. A leur arrivée, après de grandes congratulations, ils nous seront d'une grande utilité, surtout avec les « coinceurs » et les cordes supplémentaires, même s’ils ne nous ont pas ramené le kit que nous avons laissé tombé, probablement l’intérieur s’est transformé en marmelade. Dès que Mohamed a terminé d'amarrer les deux cordes il redescend pour expliquer notre nouveau plan à César et Michel, un peu en Anglais, un peu en Français, un peu en Kabyle et en Polonais mais aussi avec des gestes, le message passe. L’équipe d'en bas a déjà changer de positions, ils contournent la montagne par Tala-guilef, pour nous attendre dans quelques heures en haut avec les équipes et le matériel nécessaire pour la relève. Ni la fatigue ni la faim n’arrivent a entamer notre détermination de progresser toujours plus haut avec les deux corps flétris, des petits cailloux sifflaient comme des balles au dessus de nos têtes, en se protégeant, nous avons compris que des gens sont au dessus de nous. A deux cents mètres plus haut, ces braves volontaires, qui durant toute la nuit cherchaient le chemin, sont enfin parvenus à nous rejoindre. Nous leurs conseillons de ne pas bouger pour éviter des chutes de pierres. Ils nous lancent deux sacs de couchage pour réchauffer les victimes. A chaque fois que la deuxième victime est tractée, un de nous est obligé de redescendre pour récupérer le matériel, la plupart du temps c'est Elyes ou Lounas (plus agiles et plus jeunes). Au dernier obstacle avant d'atteindre l'équipe de relais d'en  haut, un amarrage vertical se termine par une corniche chargée de blocs instables suspendus au dessus de nos têtes en cet endroit, nous redoublons de précautions, mais la première victime remontée a provoqué une avalanche importante, des tonnes de rocs allaient se déverser sur Elyes et la deuxième victime, on lance l’avertissement habituel commun aux spéléologues et aux alpinistes "pierres"(corva en Polonais) qui signifie : arrêter les manœuvres et se protéger au maximum. De notre position, nous n'apercevons pas les deux personnes en bas suspendues aux cordes. Avec une voix grave et chargée de colère et  d'émotion, Elyes annonce que la victime est touchée, puis c'est le silence de quelques secondes qui semblait durer des heures. On imaginait le pire, les deux Polonais ne comprenaient rien, mais ils ont vite lu sur nos visages que quelque chose de grave venait d'arriver. On était tous comme pétrifiés, pas un son n'arrivait à sortir de notre bouche. Elyes nous rassura enfin. Ce n'était pas grave, un des blocs a juste effleuré la jambe de la victime. On termine de hisser la dernière Personne, il est 14 H, on se réchauffe avec une tisane et un feu, qu’une équipe de volontaires anonymes nous ont préparé. On se repose encore pendant prêt d’une demi heure et on continue. On franchit deux derniers obstacles assez difficiles et on rejoint la nombreuse foule de volontaires composée de médecins amis des victimes, de leurs parents, des éléments de la protection civile, des autorités etc. Là, nous confions ces dernières pour leurs transfert à l’hôpital de Tizi-Ouzou. Après avoir emballé tous nos équipements, nous grimpons au sommet de la colline où une nombreuse foule nous attendait à leur tête le wali de Tizi-Ouzou pour des félicitations.

  ·          Pendant leur séjour en Kabylie ces deux merveilleuses personnes enseignantes passionnées de spéléologie nous ont formé et initié durant plusieurs week-ends au Djurdjura à la technique de spéléologie et aux secours en montagne nous leur rendons un grand hommage.

  ·          Illustration : Ghani et Mohamed

 

 

 

 

 

 

publié par tabeche mohamed publié dans : tabeche.m

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